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Le iaito est un sabre d'entrainement qui ne possède donc pas les mêmes qualités qu'un shinken (sabre tranchant) signifiant épée divine (神剣). Un iaïto possède une lame légère, bien équilibrée et souple. Elle n'est pas forgée mais moulée et constituée d'un alliage de zinc et d'aluminium ou de zinc et de bérylium. On ne peut donc pas parler de "fabrication traditionnelle". Normalement l'alliage zinc-aluminium ou zinc-bérylium ne nécessite pas d'autres entretiens qu'une mince couche d'huile. Cependant, le rituel du nettoyage du katana fait partie de l'enseignement de l'art et le soin apporté "comme sur un vrai" ne fait pas de mal, ni au sabre, ni au pratiquant. Il permet en outre de vérifier le bon état de l'arme.
Alors comment faire pour entretenir son iaïto comme un shinken ? Il faut d'abord se procurer un kit d'entretien. Ce kit comprend au minimum de l'huile choji, un uchiko et du nugui-gami. Il peut être complèté par un mekugi-nuki et par un katana-makura. Personnellement j'ai ajouté dans mon kit d'entretien une petite (5x5 cm) peau de chamois. L'huile choji est un mélange de 99% d'huile minérale et de 1 % d'huile de trèfle (pour l'odeur). L'utilisation d'huile de trèfle pure peut entrainer l'oxydation de l'acier.
L'uchiko est l'instrument qui ressemble à une grosse sucette. Il s'agit d'un petit sac de tissu contenant de la pierre à polir en poudre. Le nugui-gami est un papier de riz très fin.
Le mekugi-nuki est un petit marteau en bronze utilisé pour ôter les mekugi et libérer la lame de la tsuka. 
Le katana-makura est un petit coussin servant à déposer la lame du sabre (j'utilise un rouleau qui a servi au tameshigiri).
L'entretien se déroule en seiza, sur le tatami (mais ça marche aussi assis à la table de la cuisine), sortez le iaito de la saya et saisissez le de la main gauche par la tsuka en tenant la lame vers le haut. En tenant l'uchiko par son manche de la main droite, vous allez frapper doucement la lame sur toute sa longueur et sur les deux faces. Cette opération va déposer une fine couche de poudre de pierre à polir sur la surface de la lame. Cette poudre n'est pas destinée à polir la lame mais à éliminer, en l'absorbant, l'huile qui se trouve sur la lame. A l'aide d'une feuille de nugui-gami, et par un seul geste effectué sur toute la longueur de la lame, vous éliminez la poudre laissée par l'uchiko. Cette opération ne doit pas être effectuée trop souvent car elle peut nuire à l'éclat du polissage de la lame.Cette opération terminée, versée quelques gouttes d'huile choji sur du papier nugui-gami (ou sur le morceau de peau de chamoi) et à l'aide d'un seul geste étendez l'huile sur toute la superficie de la lame. La lame peut alors être rangée dans la saya.  Parfois on désire pousser l'entretien un peu plus loin ou il est nécessaire de procéder au remplacement de certaines pièces (tsuba, mekugi, seppa, habaki). Il faut alors procéder au démontage de la tsuka. Voici un petit guide illustré indiquant comment procéder. Dans l'exemple illustré, le propriétaire du iaito devait changer le mekugi qui était cassé et souhaitait en profiter pour changer le modèle de sa tsuba.
Pour y parvenir sans détruire son sabre, il faut d'abord ôter le(s) mekugi à l'aide du mekugi-nuki qui est utilisé comme marteau et comme chasse. On peut ainsi récupérer le mekugi, dans ce cas, dans un triste état. C'est cette pièce qui retient le nakago dans la tsuka. On peut donc aisément comprendre son importance. Pour désolidariser la tsuka du nakago vous pouvez utiliser un marteau et une cale en bois.
  
Il faut ensuite remonter le iaito. On commence par engager l'habaki, puis on place une seppa sur la tsuba avant d'engager le tout sur le nakago et de terminer par une deuxième seppa. Le nakago est alors engagé dans la tsuka.  
Un mekugi neuf est remis en place à l'aide du mekugi-nuki. Sa mesure est prise à l'aide d'un trait de crayon, il est alors ôté et coupé à la bonne dimension avant d'être définitivement mis en place. |